Accompagnement des professionnels de la relation d'aide

Catherine Farzat

Psychanalyste spécialisée dans le lien social, nantie d’une pratique affirmée de la supervision d’équipes en charge de publics difficiles dans le champ social, médical général et de la psychiatrie adulte et infantile, Catherine Farzat acccompagne les professionnels de la relation d’aide aux personnes en difficultés sociales et/ou psychiques dans leurs confrontations à leur positionnement dans cinq types d’actions :
- Groupes d’analyse de pratiques professionnelles (associations, milieu hospitalier, secteur médico-social, institutions, psychologues, travailleurs sociaux...)
- Supervision individuelle
- Régulation d'équipes (nous consulter)
- Formations sur des thèmes précis concernant les approches psychologiques des publics accompagnés (nous consulter)
- Groupes de paroles en situation professionnelle.

Catherine Farzat fait partie du réseau APP, Réseau d'Analyse des Pratiques Professionnelles : www.analysedespratiques.com/catherine-farzat

Groupes d'analyse de pratiques pour professionnels de la relation d’aide aux personnes en difficultés sociales et/ou psychiques
Odilon Redon - Red boat with blue sail
Odilon Redon - Red boat with blue sail
Vous souhaitez que vos professionnels de la relation d’aide bénéficient d'un espace de liberté et d'échanges pour réfléchir en toute confidentialité et sécurité sur leurs pratiques. Cet espace :

  • Soutient les praticiens dans l’exercice de leur métier,
  • Permet de lutter contre l’usure professionnelle,
  • Leur permet de développer une position réflexive sur leur pratique, leur implication personnelle dans les situations professionnelles rencontrées. leur identité professionnelle, les ressentis que suscitent les situations concrètes d’accompagnement que les professionnels apportent.

Pourquoi ces groupes ? Pour quoi ?
Les professionnels de la relation d’aide jouent un rôle d’étayage certain par rapport aux personnes qu’ils accom- pagnent. Etant pour une bonne partie de leur mission en relation de face à face, un lien, plus ou moins intense selon les cas, se crée avec ces personnes en situation de vulnérabilité (identité sociale, professionnelle et personnelle atteinte, image de soi touchée par le sentiment de disqualification sociale, sentiment de sécurité de base atteint… ).

La relation professionnelle approfondie nouée sur une période plus ou moins longue peut engendrer parfois un surinvestissement dans le travail, une difficulté à trouver la juste distance dans la relation, un manque de recul par rapport aux situations professionnelles rencontrées, certains sentiments envers l’autre dont on a honte….

Lorsqu’on est accompagnant, il est important de faire un travail sur soi dans la relation d’aide : Qui dit lien dit projections inconscientes sur l’autre, et affects éprouvés par rapport à l’autre. La personne en situation d’exclusion peut projeter sur le professionnel des sentiments positifs et/ou négatifs et le professionnel doit accepter d’être une surface projective, ce qui déjà n’est pas évident. Il réagit à cela par des sentiments positif et négatif (ou par une absence de sentiment), dans lesquels il y a aussi les affects qui lui appartiennent en propre, et qui sont le produit de son histoire professionnelle et personnelle. La question est de savoir : « qu’est-ce qui m’appartient et qu’est-ce qui appartient à l’autre ? ». Le déséquilibre inconscient et prolongé, non supervisé, entre ces deux territoires est une source de burn-out. L’analyse de pratiques professionnelles, dans ce sens, est le meilleur outil préventif des risques psycho-sociaux.

Paul Klee - Routes principales et routes secondaires
Paul Klee - Routes principales et routes secondaires
Analyser sa pratique, c'est se demander: "En quoi suis-je pour quelque chose dans ce qui m'arrive ?". En prenant sa part de responsabilité, et rien que sa part, dan s la relation personnalisée qui s’est nouée avec la personne accompagnée.
Examiner son implication dans les situations professionnelles rencontrées passe par l’analyse méthodique de la relation qui s‘est nouée avec la personne accompagnée, voire avec son entourage, et des situations professionnelles rencontrées. Il s’agit de démonter ensemble le processus qui s’est joué, les ratées éventuelles à l’intérieur du processus, les niveaux d’achoppement (conscient, inconscient, mé-thodologiques, relationnels, systémiques…). Cette pratique permet généralement aux participants de mieux identifier leurs positionnements, les enjeux posés, les émotions qui parasitent le lien à l’autre et l’action professionnelle. Elle peut produire des effets pacifiants après coup car elle permet distan-ciation et dédramatisation.

Il en découle un plus juste positionnement dans la relation, et une meilleure acceptation des limites inhérentes au rôle et à l’action des professionnels.

Comment ?
Dans un cadre et des règles précises qui permettent la confidentialité, la spontanéité et la liberté de l’expression, au cours de rendez-vous mensuels d’une durée à définir (en intra, en général une demi-journée par mois pendant un an ou plus, dans un groupe continu de 6 personnes, maximum 8), les participants exposent tour à tour une situation, « une histoire » tirée de leur pratique, quelque chose d’incompréhensible ou de difficile pour eux, et soumettent leur récit à l’écoute de l’intervenante et des autres participants. Puis à leurs questionnements et hypothèses. Généralement, on raconte quelque chose qui est resté en travers de la gorge, ou ailleurs…. En tout cas quelque chose qu’on ne sait pas comment résoudre.

Les participants parlent souvent spontanément :
  • de ce qu'ils font et dont ils ne parlent pas parce que ça ne correspond pas forcément à ce qui est prescrit,
  • de ce qu'ils souhaiteraient faire et qu'ils n'arrivent pas à faire ;
  • de ce qu'ils font et qu'ils aimeraient ne pas faire ou
  • de ce qu'ils font sans vraiment avoir conscience qu'ils le font, soit qu'il est plus confortable de ne pas le savoir, soit que cet agir est tellement "incorporé" qu'ils ne le voient plus du tout comme modalité de leur action.

La relation d'écoute de Catherine Farzat mais aussi des autres membres du groupe qui jouent un rôle de miroir par leurs questions ou remarques sans jugement, permet d'exprimer puis de dénouer les contradictions.
Cet espace de paroles constitue un cadre sécurisant et structurant, qui permet d'entendre et de faire entendre ces mots souvent jugés insignifiants, d'exprimer la complexité, les contradictions, les tensions, les émotions.

Paul Klee - Red balloun
Paul Klee - Red balloun
Ce travail de prise de conscience des actions, après le récit des « vécus de l’action », consiste pour le groupe à trouver des pistes explicatives et compréhensives de l’action, et à explorer d’autres pistes que celles habituellement empruntées. Les pistes d’évolution qui émergent sont la résultante d’une création collective. La prise de recul sur les scénarios présentés permet de produire des connaissances nouvelles, le dispositif renvoyant chacun à ses propres expériences, l’amenant à enrichir ses pratiques et à progresser en continu. Au fil du travail chaque participant apprend à identifier ses « zones d’ombre » et à les transformer en nouvelles compétences.


Catherine Farzat utilise son expérience de psychanalyste spécialisée dans la clinique du lien social, de la dynamique de groupe, de l’accompagnement et du soutien d’équipes dans le champ social, médical et entrepreneurial, du management, permettant de concentrer l’énergie du groupe sur des solutions pratiques et créatives, en allant là où chacun n’aurait pas forcément pensé à chercher pour ses propres cas.

Les références théoriques de Catherine Farzat sont la psychanalyse appliquée, la systémique et les pratiques narratives.
  • Nous nous positionnons dans la continuité de Michael Balint, médecin et psychanalyste anglais qui instaura il y a plus de 50 ans l’analyse des pratiques professionnelles comme outil de formation et de travail pour les médecins en difficulté dans leurs relations à leurs patients. Ce dispositif s’est étendu à l’ensemble des métiers dans le domaine social et éducatif, c’est-à-dire des pratiques qui mettent en jeu le lien à l’autre.
  • Nous utilisons la systémique pour explorer des hypothèses en resituant leur signification dans le fonctionnement global d’une équipe, d’un département, d’une institution.
  • L’utilisation des pratiques narratives (Michael White, David Epson), démarche encore à ses débuts en France, nous permet de trouver d’autres angles de vue pour explorer le regard que portent les professionnels sur leur activité et parfois sur leur souffrance au travail, à partir de leurs aspirations à vivre et faire vivre d’autres histoires alternatives. Ces pratiques narratives permettent aussi de cesser d’opposer les valeurs de performance/rentabilité et de respect des personnes.

L’élaboration collective et individuelle des professionnels sur leur travail d’accompagnement et cette prise de distance par rapport aux situations vécues, permet notamment:
- moins de stress et plus de confiance dans leurs capacités à accompagner des publics en difficultés,
- une meilleure canalisation de leur énergie et une meilleure gestion de leurs priorités,
- une augmentation de l’autonomie des personnes accompagnées.
Donc une performance accrue.

Formation d'intervenants à l'analyse de pratiques :
Vous pouvez consulter l'article en cliquant ici ou en recopiant ce lien dans votre navigateur : www.analysedespratiques.com/lanimation-de-groupes-analyse-pratiques-type-balint

Les articles de Catherine FARZAT
Les origines de la supervision et de l’analyse de pratiques – Un peu d’histoire !
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A l’origine des Groupes d'Analyse de Pratiques (GAP) « Une rupture dans la façon d’appréhender la transmission des savoirs et l’enseignement d’une discipline »
www.analysedespratiques.com/a-lorigine-des-groupes-balint-et-des-gap

Qu’est-ce qu’un GAP de type Balint, tel que je le pratique ?
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